Auto-entrepreneurs et élection présidentielle : le choix des candidats
Uncategorized RéagirNicolas Sarkozy, UMP
L’auto-entrepreneuriat est une des mesures les plus plébiscitées du quinquennat. Pas question donc pour le candidat UMP de le remettre en cause. En revanche, pour Nicolas Sarkozy, il s’agirait d’étendre aux travailleurs indépendants certains points du dispositif. Il propose ainsi que les travailleurs indépendants dont le revenu est inférieur à 14 000 euros ne paient plus de cotisations sociales forfaitaires. Ils acquitteront des prélèvements indexés sur le revenu sur le modèle du régime de l’auto-entrepreneur. “L’idée importante du candidat Nicolas Sarkozy c’est non pas de se battre pour limiter ce statut (d’auto-entrepreneur…) mais bien au contraire de prendre les simplifications qu’a apportées ce régime et de les transférer vers d’autres catégories d’entrepreneurs individuels” selon Hervé Novelli. Nicolas Sarkozy avait ainsi notamment annoncé en mars que les artisans ne paieront plus de charges sociales tant qu’ils ne réaliseront pas de chiffre d’affaires, à l’image des auto-entrepreneurs.
François Hollande, PS
François Hollande, par le biais de son équipe de campagne, déclare avant tout qu’ « il ne s’agit pas de remettre en cause l’auto-entrepreneuriat. Mais l’idée est de davantage l’encadrer car dans un certains nombre de cas, c’est une trappe à précarité. Par exemple, quand on regarde l’activité des auto-entrepreneurs, certes, un grand nombre de personnes n’aurait jamais créé sans ce statut, environ les 3/4. Mais on voit aussi que 40 % ne donnent pas suite, n’ont pas d’activité réelle. Autre remarque : c’est un statut peu encadré qui permet un certains nombre d’abus, dans des entreprises qui s’en servent pour ne pas embaucher. Enfin, ce dispositif ne suppose aucune condition d’accès alors que certaines activités sont réglementées. Les artisans trouvent qu’il y a donc deux poids-deux mesures. François Hollande ne songe pas à se priver de ce statut souple mais nous nous orienterons sans doute vers une limitation dans le temps, à définir (2 à 3 ans par exemple), comme une étape transitoire vers un statut classique. L’auto-entrepreneuriat pourrait en revanche rester durable dans le cas d’activité annexe. Ce n’est ni un dispositif parfait ni une abomination totale, il s’agit juste d’en régler le moteur ! »